PROTECTION DU MANUSCRIT



Le plagiat, qui tourmente souvent les auteurs débutants (à en juger par le courrier reçu par le Calcre), reste un phénomène heureusement fort rare. Plus que les éditeurs, qui dans l'ensemble sont des gens sérieux ayant plus à perdre qu'à gagner dans ce genre de pratique, ce sont d'autres auteurs, membres des comités de lecture, qui peuvent user du plagiat.

Dans le cas d'un inédit, le seul à pouvoir découvrir le plagiat est l'auteur en personne. Or il paraît plus de 1000 nouveautés par an ! Il reste ensuite à prouver juridiquement qu'il y a bien eu plagiat. La loi protège en effet la forme, mais non les idées. II faut donc que le repiquage soit fait pratiquement au mot à mot, structure de paragraphe par structure de paragraphe, pour que le plagiat soit prouvé. Mais le plagiaire est souvent un faussaire suffisamment habile pour ne pas tomber dans la recopie stricte.

Cela dit, n'accordez pas trop d'importance à ce phénomène très rare. Le Calcre, en 20 ans d'existence, n'a eu à connaître qu'un seul cas de plagiat d'un manuscrit de poésie.

Il existe diverses façons de protéger son manuscrit avant de l'envoyer aux éditeurs

- Le dépôt à la société des gens de lettres (SGDL), 38 rue du faubourg Saint-Jacques, 75014 Paris. Votre texte doit être enfermé dans une enveloppe que vous cachetez à la cire après avoir signé aux trois angles du rabat de fermeture. Au recto doivent figurer vos nom, prénom et adresse, le titre de votre oeuvre, et la première et la dernière phrase du texte. Le prix du dépôt, qui dure quatre ans et peut être renouvelé, est de 45 €.

- Le dépôt chez un officier ministériel, huissier ou notaire. C'est juridiquement la seule preuve irréfutable, mais il vous en coûtera de 100 à 150 €.

- La poste. Dans une enveloppe cachetée à la cire, l'auteur glisse son manuscrit et se l'expédie à lui-même. Le cachet de la poste peut constituer une preuve.


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